Les Fatimide les Ziride et l'invasion des Banu Hilal et des Banu Soleim
Originaire de la région du Nejd en Arabie, ils ont d'abord émigré dans le sud de l'Égypte avant de partir pour le Maghreb. Mené par Abu Zayd al-Hilali, Ils ont été utilisés par les Fatimides pour réprimer les Zirides (berbères) d'abord alliés puis vassaux des premiers qui leur ont délaissé le pouvoir après la conquête de l'Égypte et la fondation du Caire, mais qui devenaient de plus en plus indépendants et sont allés jusqu'à abandonner le chiisme. Les Zirides ont reconnu le califat Abasside, les Fatimides ne l'ont pas accepté. Les Fatimides, du même coup, débarrassaient leur territoire de Haute-Égypte d'une tribu particulièrement difficile à contrôler. Les Zirides furent vaincus rapidement et leurs voisins Hammadides et Zénètes furent beaucoup affaiblis. La dernière bataille sera fatale , la coalition Hilaliens- banu suleim décapite le chef Abou Soda de l'armée berbère composée des Ifrenides en 1058.Les Berbères suppletifs de loccupation romaine et byzantine s'enfuient et livrent le pays aux Hilaliens.
Après avoir réglé provisoirement la situation en Andalousie, Abd al-Mumin, dont les forces s'étaient accrues, décida de frapper un grand coup dans le Maghreb central. Il se dirigea, à marche forcée et dans le plus grand secret vers Bejaia. Son avant-garde entra, sans coup férir, dans Alger et dans Bejaia, d'où Yahya s'était enfui, puis son fils prit et saccagea la Qalaa (1151). Les Arabes comprirent le péril. Devant eux, ils retrouvaient des berbères fortement organisés et capables de leur disputer les avantages qu'ils avaient pu arracher à la faiblesse des gouvernements. Les cheikhs d'Ifriqiya, reononçant pour un temps à leur rivalité, décidèrent de s'unir pour rejeter, par leurs propres forces, l'ennemi dans son Far-West. Ils se concentrèrent près de Béja (Tunisie) et se dirigèrent, en grand désordre, vers Bejaia. Abd al-Mumin, qui retournait au Maghreb extrême, fit volte-face dans la Mitidja et entraîna l'ennemi jusqu'à Sétif. Les Hilaliens sentaient qu'ils jouaient leur va-tout. Ils avaient amené leurs femmes et leurs enfants, qui devaient servir d'enjeu à la bataille. Pour ne pas être tentés de reculer, ils avaient même entravé leurs chameaux. Aprés quatre jours de tuerie, la discipline almohade l'emporta et les Arabes s'enfuirent harcelés jusqu'à Tebessa (1152). Abd al-Mumin n'usa pas de représailles. Il partagea le butin entre ses compagnons, mais rendit leurs familles aux vaincus, dont il reçut honorablement les cheikhs.
Sources : la Moqadima d'ibn kheldun
www.discovertislamicart.org
www.farid-benyaa.com
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